COMMENT MIEUX ABORDER LES JUGEMENTS DE VALEUR ?

Il est enfin là cet article que je promets depuis longtemps sur les réseaux. Si vous me suivez, vous savez à quel point je l’ai laissé mûrir. On est loin des posts bi-hebdomadaires qu’on voit sur d’autres blogs. Je félicite d’ailleurs au passage ceux et celles qui arrivent à tenir ce rythme malgré leurs activités professionnelles et personnelles à coté. Un vrai challenge qui impose le respect et qui mérite d’être salué, ne serait ce que pour le temps. Je suis obligée de reconnaître que, pour ma part, à l’heure actuelle, je suis incapable de tenir de tel délai. Ce que j’aborde avec vous ici mérite maturation et révisions pour ne laisser que très peu, voire pas de place du tout, aux interprétations et malentendus. J’y tiens. C’est mon gage de qualité. On parle de ce qui touche à l’humain, alors je ne lésine pas sur le temps de stage nécessaire. D’ailleurs le thème d’aujourd’hui s’inscrit au cœur même de l’une des facettes de la nature humaine.
J’entends autour de moi des choses qui m’interpellent et qui méritent qu’on s’y attarde un peu. Un sujet important car handicapant pour tout le monde, qui que vous soyez. Une affaire à débrouiller. Notre insouciance, je dirais même notre liberté en dépend.

perspective by unfinités


LE PROBLÉME

D’emblée je vous dis qu’ici les interprétations et les critiques stériles n’ont pas leurs places. Unfinités c’est tous ceux qui s’y retrouvent, c’est nous, alors le mot d’ordre c’est “ouverture” et « tolérance ». Entrons dans le vif du sujet, vous allez tout de suite comprendre de quoi ça s’agit.

Avez vous remarqué que, plus qu’à n’importe quelle période de l’année, l’été il nous vient des envies de « formatage » qui impose de respecter des critères impersonnels au pouvoir illusoire. Ils donnent la sensation, aux uns, d’être préserver du regard, du jugement des autres et, d’autres penseront, quant à eux, que s’octroyer le droit de juger les places en zone « supérieure ». Voilà qui « justifie » le « formatage » dans l’ensemble. Sortir des rangs c’est s’exposer à des jugements parfois bien cruels. Parfois même on en arrive à s’auto juger sévèrement, en se basant sur les dires et les stéréotypes. Quoi de plus compréhensible donc que de se plier aux idéaux et/ou valeurs de masse ?

Est ce que vous touchez du doigt à quel point le jugement porte atteinte à notre intégrité, à notre identité et à quel point il nous conditionne ? Il est précisément l’une des seules choses ayant le potentiel d’influencer nos choix, nos ardeurs, nos humeurs, nos décisions et nos attitudes, parfois inconsciemment. Pour ceux qui souffrent de ne pouvoir s’exprimer, totalement et librement, par peur de « représailles », il me semble maintenant essentiel d’aborder comment s’y confronter et s’en défaire.

Evidemment, on a tous ce réflexe de dire : « fuck, ce que pensent les gens ». Mais, on le sait, ce n’est pas si simple ou plutôt ce n’est pas suffisant de le dire. Il faut le penser fort, le transformer en acte, le gérer au quotidien. Reconnaissons le caractère difficile de la chose car – en toute honnêteté – si vous avez le cran de le faire à chaque instant, vous aurez peut-être un peu l’impression d’être marginal(e) au départ. Mais, le jeu en vaut bel et bien la chandelle ! Alors, Peut-on vraiment se défaire complètement du massivement correcte ? Est-il possible de se réapproprier un peu de liberté d’expression et aussi comportementale ? Qui aura le courage ? Qui veut une astuce ?

se libérer des jugements de valeur


LA SOLUTION

Il faut être lucide sur certaines vérités. C’est le début de toute démarche constructive. Nous sommes tous transitoirement à la place de celui/celle qui juge et de celui/celle qui est jugé(e). C’est tout ce qu’il y a de plus humain. Il n’y a pas de rescapé du genre et, peu importe le sens dans lequel on retourne l’histoire, dans cette réalité, il n’y a pas les méchants d’un côté et les gentils de l’autre. C’est plus complexe que ça. Il faut comprendre et accepter que, de celui qui dénigre à celui qui essuie des revers, il n’y a que des victimes.

Celui qui dénigre cherche à déstabiliser celui/celle qui fait peur, qui ose se dénoter et qui donc impressionne d’une façon ou d’une autre. Voilà le vrai visage de celui qui tacle. Et on ne se fourvoie pas, une expression, une phrase, un geste, une attitude… un rien et tu peux être cet élément perturbateur. Ça peut arriver n’importe où, n’importe quand, avec n’importe qui, même un proche. Volontairement ou pas. Fait pour être entendu ou de façon plus ou moins discrète, plus ou moins perceptible… Ça arrive peut être juste quand tu es submergé par un désir de vengeance, un petit moment jaloux ?
À y regarder de plus prés, dans ce rôle, on cherche à tromper un espoir, pour se sentir bien/mieux vis à vis de nos propres choix ou possibilités. Il faut donc en conclure qu’une attaque menée dans ce contexte n’a pas vraiment l’humain pour cible. Ce qui est visé c’est une idée, un concept inaccessible. C’est rassurant d’exclure quelqu’un d’un groupe parce qu’on se sent intégré après, rassuré en tout cas. Mais, se faisant, on trompe notre personnalité et l’effet ne dure pas bien longtemps. La preuve en est, ce petit malaise douteux ou cette amertume qui reste en arrière gout. Vu comme çà, rien de bénéfique, ni de profitable, ni d enviable, ni de satisfaisant, ni d’aidant. Autant assumer sa propre différence sans se sentir le besoin de rabaisser, non ?

Celui qui subit, lui, souffre certainement des remarques à son égard mais il doit avoir conscience de sa force et doit être fier de lui même et puis ne surtout pas céder au poids du groupe, continuer à être lui même. Crier encore plus fort sa singularité, sa personne. C’est forcément une personnalité courageuse, de caractère, qui doit le rester. C’est d’ailleurs maintenant plus facile en connaissant le but de la manœuvre de celui qui dénigre. La meilleure de toutes les libérations c’est quand on réalise qu’en fait notre attitude, notre personnalité est libérée, pas copiée sur quelqu’un… Ça n’a pas de prix niveau développement personnel. On peut alors construire librement sa propre image personnelle.

écraser les jugements de valeur


ET PUIS… EN PARLANT DE JUGEMENTS

Oserais-je quand même dire que certaines critiques aigries relèvent purement et simplement de la bêtise. La nature humaine a bon dos mais, elle ne justifie pas toutes les réflexions. C’est aussi une question d’ouverture et d’intelligence sociale, qu’on décide de cultiver ou pas. C’est facile de juger quelqu’un d’un œil extérieur et abstrait. Ce qui l’est nettement moins, mais qui aide à garder sa langue dans sa poche, c’est de porter un regard sur soi même, a bonne distance – ni trop vindicatif ni trop hors sujet. Soyez interrogateur, observateur, lucide et honnête quant à votre réalité et vous le serez sur celle des autres.

Une âme est libre. Une personne, des principes, des valeurs, un vécu, une préférence, une apparence ne sont pas à vendre ou à minimiser pour plaire. Tes codes n’ont du sens que pour toi, chacun les siens. Mais, les plus avisés d’entre nous feront du mélange des codes un outil constructif. Cet état de conscience n’est clairement pas à la portée de toutes les âmes mais, heureusement, l’évolution est toujours possible. Il paraît que c’est ça la maturité : ne plus se sentir obligé de se travestir, se cacher, ou se moquer pour se sentir exister vraiment…

À méditer donc…

Shooting photo by Ilan DEHÉ chez Joya lifestore

 

Stay tuned, rise & spread !

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